Quel avenir pour Google Display ?

Google AdSense
Un article sur le blog de Google nous renseigne sur la stratégie que compte suivre Google pour faire assurer la réussite et la pérennité future du réseau Display. Cette stratégie vise principalement à augmenter les revenus que les sites retirent de la pub en ligne. Globalement, il va enrichir les données et les possibilités proposées aux annonceurs, comme aux sites partenaires AdSense. Cette politique s’articule autour de 5 axes principaux :

1. Rendre la vie des sites partenaires AdSense plus facile : Google parle de créer une nouvelle fonctionnalité (« Immediate Ad ») qui permettrait aux annonceurs d’uploader directement leurs annonces sur un site, simplement en cliquant sur un bouton. Un meilleur ciblage, plus dynamique, pour plus de pertinence.

2. Optimiser l’allocation des publicités : les ingénieurs de Google comptent faire gagner AdSense en « intelligence » pour offrir des placements toujours plus adaptés, pour les sites partenaires comme pour les annonceurs. Les serveurs de Google placeraient les publicités en fonction de leur degré de réussite préalable sur les sites.
3. Augmenter le contrôle des sites partenaires : ces dernières années, les partenaires AdSense se sont vu proposées de grandes quantités d’informations complémentaires sur les impressions publicitaires sur leur site (notamment avec l’intégration progressive des outils DoubleClick). Ce nouveau flot d’information, appelé à croître encore, leur permettra de mener un vrai travail d’optimisation de leurs revenus publicitaires, et une meilleure gestion des espaces publicitaires offerts sur leurs sites.

4. Parier sur l’ouverture : Google espère également que donner aux développeurs et partenaires AdSense un meilleur accès à ses API. Cet accès aux API de DoubleClick leur déjà permis de créer des bases de données conséquentes, et d’avoir un meilleur aperçu de leurs revenus publicitaires et des encarts publicitaires sur leurs sites.

5. Le réseau Display va connaître une croissance plus forte que celle des Serp, grâce aux nouvelles possibilités offertes par le développement d’internet, et aux nouveaux appareils lancés : Smartphones, Readers, consoles. Aussi, Google investit dans de nouvelles plateformes pour optimiser le placement des liens sponsorisés sur le réseau Display. Le réseau Display va continuer d’évoluer grâce aux nombreuses innovations à venir.

Cette nouvelle nous rappelle finalement qu’internet continue d’évoluer constamment et rapidement. Il faut donc en faire de même pour continuer de concrétiser les perspectives qu’il ouvre.
C’est aussi pour Google manière d’échapper à la stagnation du marché des liens sponsorisés sur sa plateforme. Déjà, la possibilité d’acheter des marques concurrentes en mots-clés doit permettre à Google de relancer les CPC des marques, qui étaient bas. Le Display est une voie à suivre pour échapper à la baisse des recherches faites sur son moteur, et à la concurrence potentielle de Bing, qui va absorber le marché de Yahoo.

Un nouvel outil pour Google Adwords

Il y a de cela quelques mois, Google avait mis à disposition de certains comptes une nouvelle fonctionnalité, dans l’onglet « Opportunités ». Cet outil, utilisable seulement dans l’interface anglaise, s’appelle « Analyze Competition » et offre la possibilité de se renseigner sur les performances des concurrents sur un marché spécifique de mots-clés.
Google a aujourd’hui décidé d’étendre cette fonctionnalité à tous les comptes Adwords en langue anglaise, dans le but d’améliorer la « transparence » d’Adwords. Mais comment cela fonctionne-t-il ? L’outil examine vos campagnes sur les semaines précédentes et compare ensuite vos résultats à ceux de concurrents menant des campagnes autour de mots-clés similaires, et donc pour des produits semblables. La comparaison porte sur les indicateurs classiques des campagnes : CTR, clics, budget, CPC… L’outil devrait être prochainement doté de fonctions supplémentaires.

Analyze Competition
Il amènera certainement à penser les campagnes de manière plus stratégique, et à mieux définir les objectifs pour chaque annonceur. À ce propos, cela impactera probablement davantage les petits annonceurs, dont les budgets ne permettent pas de peser sur un « marché » large de mots-clés.
Les annonceurs pourront mieux mesurer les performances de leurs campagnes. Si ce travail est exécuté par une agence externe, il conviendra de manier l’outil avec précaution : des comparaisons hasardeuses pourraient jeter le discrédit sur le travail mené. Il faut donc croire qu’Analyze Competition poussera les agences à faire un effort supplémentaire pour assurer des résultats honorables, ou du moins à communiquer davantage, si jamais certaines comparaisons sont en leur défaveur, pour expliquer en quoi ne sont pas pertinentes.
La question est maintenant de savoir quand Google décidera d’offrir cet outil aux comptes français ?
Analyze Competition changera-t-il effectivement le travail et les méthodes des annonceurs ?

Vers de nouveaux Ad Siteslinks ?

Les ad siteslinks de Google Adwords, lancés en Novembre dernier devraient certainement connaître une mise à jour en France.
Les ad siteslinks que nous connaissons permettent aux annonceurs d’agrémenter leurs liens sponsorisés d’informations supplémentaires, qui renvoient chacune vers une page du site particulière. Ces ad siteslinks profitaient surtout aux annonceurs ayant plusieurs produits à promouvoir. En étoffant les liens sponsorisés, ils ont permis à nombre d’annonceurs d’améliorer leurs campagnes.
Après avoir été testé aux Etats-Unis, un format d’adsites links est en essai sur des sites français et pourrait aboutir à une option nouvelle : des ad siteslinks présentant les images des produits proposés. Cette opportunité, pour peu qu’elle soit judicieusement exploitée pourrait booster le CTR de vos campagnes en rassurant les internautes quant à la pertinence des articles.
Nouveaux Ad SitesLinks GoogleNouveaux Ad Siteslinks Google
Le fonctionnement est simple : il faut fournir un catalogue de produits à Google Merchant Center via un flux ; Adwords identifie alors automatiquement les produits correspondant à la requête de l’internaute, et présents dans le flux de l’annonceur (les annonceurs conservent toutefois la possibilité de choisir ces images). Cependant, tous les annonceurs ne pourront pas jouir de ces faveurs, et on se demande selon quels critères les liens sponsorisés seront pourvus d’images : Quality Score, CPC … ? De plus, des pages de Google Shopping étant affichées sur Google.com au sein de la partie SEO, on peut penser qu’il en sera de même une fois Google Product lancé en France.
Google_requête
Ce format assure une large place pour les annonces, une fois les photos affichées, comme on le voit sur cette capture d’écran. Mais cela gêne du même coup l’affichage des résultats organiques.
A cet égard, cette nouveauté s’inscrit dans le sillage d’autres mesures : sur la première page de résultats de Google, les places sont généralement devenues très chères, du fait, entre autres, de la présence des vidéos Youtube associées aux termes de recherche, des termes de recherche associés, et des images associées à la requête. Google a en plus annoncé que les Tweets allaient prochainement être inclus dans les résultats organiques. Mais où va-t-on tout mettre ?
Pour rester en phase avec ses engagements en termes de qualité des résultats, Google devra veiller à trouver un bon équilibre entre l’espace dévolu aux liens sponsorisés, et celui des résultats organiques, sans quoi il pourrait perdre des utilisateurs

Le deal Google-Verizon inquiète


Le débat fait rage depuis que les deux géants de l’internet ont conclu un accord visant à "filtrer" l'internet. Cette proposition pourrait mettre fin à la neutralité de l’internet.


Pour se mettre en situation, il faut considérer le marché de l’accès à internet. Il s’agit d’un marché fortement consolidé avec peu de choix, en particulier aux Etats Unis. Les consommateurs ont donc accès à des services à tarif élevé et avec une bande passante plutôt lente.  


Au début de son mandat, Obama prônait la neutralité de l’internet et le principe que les fournisseurs d’accès ne devaient pas choisir qui se trouvait sur leurs réseaux et qui n’en avait pas le droit. 


Revenons à nos moutons. L’idée du fournisseur d’accès et du moteur de recherche est de discriminer les utilisateurs en utilisant les IPs et donc de déterminer quels sites sont pertinents et lesquels ne le sont pas. Il sera donc possible pour ces entreprises de choisir quels sites feront partie du service et lesquelles en seront exclues. Les rêves de start-ups internet et des petits e-commençants seraient alors fort compromis.

 
Les conséquences de cet accord pourraient même provoquer de grands dégâts et enlever toutes les qualités d’internet : un espace ouvert, non discriminatoire et générateur de contenu. Quand on sait que l’accès à internet est un droit fondamental aux Pays Bas, au Danemark et en Suède, les Etats Unis se dirigent vers une toute autre direction.  

Google libéralise les marques sous Adwords

Amateurs d'affiliation ou e-commerçants, le changement de politique de Google va faire des heureux.

En effet, après les nombreux recours juridiques, Google a choisi de permettre aux annonceurs d'acheter les mots clés correspondants à une marque sous Adwords. Qu'est ce que cela changera? La possibilité pour les revendeurs de Sony, Dell ou Panasonic de récupérer une part du trafic lié à ces marques.

A partir du 14 septembre prochain, environ un an après la même décision en Grande Bretagne, vous pourrez donc acheter le mot clé « Sony » sur Adwords. Par contre, les marques seront toujours protégées dans le corps de l'annonce.

Google prend cette décision car ces mots clés ont un gros potentiel d'achat et sont donc très concurrentiels, aboutissant à des CPC élevés et donc plus de revenus pour la régie du moteur de recherche. Ce choix bien sur justifié par l'entreprise pour accroître la liberté de choix des internautes et leur faire disposer de réponses plus complètes.

Google jette donc les annonceurs dans l'arène et leur permet de se battre avec, en guise de trident et de filet, des CPC et des procédures juridiques toujours plus importants...


Google intégrera les Tweets sur les pages de résultats

Google indexe les Tweets! Voila une news qui risque de faire grand bruit et de révolutionner la manière dont on se sert du moteur de recherche. Vous me direz on le savait déjà.


Mais Google change sa politique et intègrera ces données dans la première zone de résultats, juste au dessus des résultats de recherche naturelle. On ignore jusqu’à présent ou vont se placer les liens sponsorisés. Au dessus ? Au dessous ? Sacré changement tout de même dans le monde des agences marketing. Vous n'y croyez toujours pas? En voici la preuve.


Google préparait cette opération depuis longtemps : nouvel algorithme d’indexation en temps réel, partenariat avec Tweeter…mais de la a l’intégrer dans les résultats de base en première position, c’est un bel effort que fait la firme de Mountain View pour s’intégrer au web social. On se demande si Google Me, rumeur de réseau social Google, serait intégré lui aussi à ces flux.


Ce choix oblige donc les sites internet à avoir une vraie présence sur Tweeter tout en utilisant les bons mots clés pour ressortir sur les requêtes des internautes et gagner de la visibilité. Nul doute qu’en opposition les sites ayant fait un effort pour le référencement naturel seront déçus de perdre des positions sur la première page et donc une partie de leur trafic.


Les questions Yahoo seront-elles aussi intégrées sur ce flux. Facebook, qui devrait lancer un module de questions, sera-t-il intégré pour sa part ? Ou exclu par stratégie ?


Il en résulte que le mélange entre algorithme de recherche et confirmation sociale permettrait enfin d’avoir accès aux meilleurs contenus selon moi…à débattre. 

Un partenariat Google Yahoo

Etonnant et inhabituel, le Yahoo japonais annonce qu’il va utiliser la technologie de recherche Google pour améliorer les performances de son moteur de recherche.


Ce choix oppose tout à fait Yahoo Japan à son homonyme américain qui a choisi d’utiliser la technologie de Microsoft : Bing. Comment cela est t’il possible ? Yahoo contrôle 34,8% de Yahoo Japan mais Softbank en contrôle 38,6%. Intéressant si on sait que Yahoo est numéro 1 des requêtes web au Japon avec 53,2%.

                                     Marché du "Web Search" au Japon

                                                                                                                         
Le résultat sera donc un contenu éditorial réalisé par Yahoo et un moteur de recherche dynamisé par Google. La firme de Mountain View aurait été préférée aux autres moteurs car elle a plus d’expérience sur le marché Japonais, ou elle est présente depuis 2001. Ce choix conduirait Google a assurer 90% des requêtes internet. 


Bien que Yahoo Japan paye Google pour s’occuper des requêtes des internautes, ses dirigeants restent positifs sur le fait que Yahoo conservera sa place leader. « Nous changeons de moteur pour Google, mais ce qui sera fait autour de ça –comprendre le contenu de Yahoo- sera exclusif à Yahoo. Cela permettra rester en tête » déclare Mr Inoue, chef exécutif.


Drôle de situation tout de même que celle du Japon, ou les alliances semblent inversées par rapport au reste du monde…

Le développement d’Android suit son cours

La plateforme de téléchargement d'application Android se développe. Google continue d’être de plus en plus efficace, ce qui peut inquiéter Apple, le leader des applications pour Mobile.


Alors qu’Eric Schmidt déclarait le mois dernier que les ventes de téléphones utilisant la technologie Android étaient en train d’exploser, les applications sont elles aussi à l’honneur. 1 milliard d’applications pour ces smartphones auraient en effet étés téléchargées.


Le site de téléchargement d’applications, AndroLib , héberge 83 000 programmes, dont 61% sont gratuits et 41,8% sont notés 5/5. Une plateforme avec des produits de qualité donc, en sachant que seulement 11,4% sont des jeux. Pour suivre en direct le nombre de téléchargement et l’évolution de la base de données, c’est ici .


Google reste prudent et estime 70 000 applications Android fiables. La navigation mobile avance à grand pas, et tous ses nouveaux outils avec. 


La lutte entre Google et Apple s’annonce donc terrible…

La chine ne réussit pas à Google

Les choses continuent de se corser pour le moteur de recherche, qui s’enlise dans les rouages de la République Populaire.

Après avoir quitté la Chine pour protester contre la censure du gouvernement, Google a fait machine arrière il y a peu pour réintégrer ce marché d’un milliard d’habitants dont 420 millions sont internautes. Mais la firme de Mountain View continue de péricliter et perd 6,7% de part de marché au profit de son rival baidu. Le marché est à présent largement dominé par Baidu, qui compte 70% des parts contre 24,2% pour Google. C’est la première fois qu’un moteur domine si largement la Chine.



Il faut rappeler les deux facteurs pour lesquels le moteur chinois domine si largement : tout d’abord, l’algorithme de Baidu est plus adapté aux caractères chinois. Ensuite, il accepte directement la censure du gouvernement sur les sites prohibés. La rébellion de Google et sa décision de rediriger ses utilisateurs de Google.cn à Google.hk (Chine à Hong Kong) coute donc cher. La décision de quitter la Chine avait déjà bien fait baisser le cours de ses actions.
 
Le pays des dragons continue à malmener le géant américain, on attend de voir la suite…



Google, l’ogre qui mange les petits

Google est en route pour réaliser plus d’acquisitions de Startups en 2010 que ses principaux rivaux Cisco, IBM et Microsoft.  


En effet, la firme de Mountain View a déjà acquis 20 jeunes entreprises durant les 12 derniers mois. La prochaine victime devrait être ITA software, spécialisée dans les technologies aériennes. « Nous sommes prêts pour le business, en réalisant des rachats stratégiques, petits ou gros » déclarait Eric Schmidt.


Contrairement au rachat de DoubleClik (3,1 milliards de dollars) et  de Youtube (1,65 milliards), la plus grosse dépense du moteur de recherche cette année s’établit à 750 millions avec Admob. S’en suit une ribambelle de startups dont je vous fais grâce. 


Depuis que Google s’oppose aux géants que sont Apple et Microsoft, il lui est nécessaire d’augmenter ses capacités technologiques. Mais plutôt que de développer en interne, il choisit d’acquérir de petites entreprises. Plutôt étonnant de la part d’une entreprise qui a toujours préféré faire les choses dans la maison. 


« Depuis qu’ils -Google- se développent sur tellement de secteurs, comme le mobile et l’énergie, ils ont beaucoup plus de rivaux et doivent rester prêts aux acquisitions pour rester compétitifs » expliquait un expert du Dow Jones.


Notons qu’ils étaient déjà 9ème en terme d’acquisitions (17) ces dix dernières années, on les verrait bien sur le podium cette fois ci, tout secteurs confondus…

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