Facebook, une mise à jour mondiale pour lutter contre les fakes news

La nouvelle était attendue depuis longtemps, c’est désormais chose faite. La semaine passée, Facebook a annoncé une mise à jour mondiale de ses conditions d’utilisation, visant à réguler la diffusion des contenus préjudiciables.

Déployée au fil des mois à venir, cette mise à jour concerne majoritairement les groupes ainsi que les profils des membres. À la clé pour celles et ceux qui dévieraient de ces nouvelles règles, la promesse de la suppression des comptes. Le point sur cette nouvelle politique de régulation.

Facebook, vers une régulation de la mésinformation

Pointé du doigt pour faciliter la diffusion de certains contenus jugés inopportuns, le réseau social se décide enfin à déployer une nouvelle politique de régulation des contenus. Ainsi, dans les mois à venir, Facebook prévoit de déployer de nouvelles restrictions d’usage, destinées à inhiber, voire supprimer la diffusion de contenus faisant la promotion d’un discours haineux et/ou contribuant à la mésinformation.

Par cette mise à jour, Facebook souhaite faire obstacle aux groupes, privés ou publics, qui permettraient de colporter ce type de contenus en leur imposant des restrictions pouvant aller jusqu’à la fermeture des groupes en question. En parallèle, Facebook prévoit également de faire preuve d’une même rigueur avec les profils de membres dits problématiques.

Pour cela, le réseau social envisage de faire porter aux groupes la responsabilité de leurs membres qui ne se soumettraient pas aux règles en restreignant progressivement la portée des contenus du groupe. Le réseau précise néanmoins que les profils des membres récalcitrants seront également visés et leur capacité à diffuser des contenus altérée.

Il est intéressant de noter que Facebook communique autour de la notion de mésinformation, et non de désinformation. Une nuance sémantique de taille puisque la désinformation se définit comme « une information fausse ou trompeuse, diffusée avec l’intention délibérée de berner l’interlocuteur ». La mésinfomation se caractérise, elle, par « une information fausse ou inexacte, communiquée indépendamment de la volonté de tromper ». En optant pour la notion de mésinformation, Facebook s’accorde le droit de défendre ses membres d’une quelconque volonté de nuire.

Fake news, les restrictions concernant les groupes Facebook

Ainsi, c’est par une série de mesures coercitives que Facebook entend réguler la diffusion des fakes news. Première sanction applicable, l’isolement ! En effet, le réseau social indique que désormais, les groupes dont les membres se livrent à la diffusion de contenus haineux ne seront plus recommandés par la plateforme. Une mesure qui impactera directement leur visibilité et limitera la propagation de la « mauvaise parole » ! Privés ou publics, les groupes qui feront l’objet de sanctions à plusieurs reprises se verront tout bonnement supprimés.

Dès janvier 2021, Facebook a annoncé le retrait de groupes civiques ou politiques aux Etats Unis. Cette mesure sera, dans les mois à venir, applicable à l’ensemble des pays. En complément, Facebook entend rendre plus complexe la recherche des groupes jugés inopportuns. Pour cela des mesures supplémentaires sont prévues, telles que :

  • Rétrograder les groupes qui enfreignent les règles du système de recommandation
  • Avertir les membres qui souhaiteraient rejoindre les groupes problématiques qu’ils s’apprêtent à entrer dans un espace qui ne respecte pas les règles en vigueur
  • Suspendre le relais des notifications d’invitations émanant des groupes problématiques
  • Limiter le relais des contenus préjudiciables publiés par ces groupes dans le feed des utilisateurs

Fake news, les restrictions applicables aux profils des membres

Au-delà des restrictions imposées aux groupes qui publient des fakes news, Facebook entend également réguler l’activité des membres directement. Ainsi, par un système graduel, le réseau entend limiter les privilèges de ceux qui outrepasseront le règlement. En cas de récidive, le réseau s’octroie le droit de supprimer le profil membre.

Ainsi, si un membre s’autorise à publier ou commenter un contenu préjudiciable, celui-ci sera privé d’interactions avec l’ensemble des groupes durant un temps déterminé. Il lui sera également impossible d’inviter d’autres personnes à rejoindre des groupes ou même en créer de nouveaux. Objectif de cette mesure, ralentir la portée des utilisateurs détournant le réseau à des fins nuisibles. Facebook précise également que si une activité grave est détectée, il lui sera possible de fermer le compte, sans préavis ou sanctions progressives.

Enfin, Facebook communique également sur une redéfinition de la notion d’engagement, telle qu’interprétée par son algorithme. Jusqu’alors, celui-ci encourageait la diffusion des contenus dès lors que ceux-ci généraient de l’engagement, quand bien même celui reposait sur une motivation haineuse ou malfaisante. Désormais, le réseau vise un engagement de qualité, cherchant ainsi à décourager les engagements dits négatifs, entraînant des comportements inappropriés, voire illégaux. Toutefois, la plateforme reste relativement floue sur les critères liés à cet engagement positif. Assurément un indicateur à suivre de près dans les semaines à venir afin d’ajuster la stratégie de portée organique.

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