Search Console, 5 astuces pour doper la data

Véritable boussole du SEO, Search Console est un outil indispensable pour monitorer les performances d’un site.

Toutefois, au fil des ans, Google tend à diminuer le nombre d’informations disponibles à l’analyse. Tant et si bien qu’il faut parfois ruser un peu pour repousser les limites de Search Console et accéder aux data d’importance. Aujourd’hui, l’équipe JVWEB vous livre 5 hacks faciles pour plonger dans les profondeurs de Search Console et en déduire de nouvelles pistes d’optimisations SEO.

De prime abord, Search Console offre une vue des performances du site dans le Rapport de performances. Si celles-ci se révèlent très utiles, elles peuvent parfois manquer de précision. Pour outrepasser ceci, il suffit d’utiliser les filtres à bon escient.

Par défaut, les données présentées sont des moyennes, incluant l’ensemble des domaines. Ainsi, par exemple, si le site est édité dans plusieurs pays, vous avez tout intérêt à analyser l’audience locale. Pour cela, mieux vaut utiliser le filtre « Pays », qui vous aide à gagner en précision en détectant les requêtes positionnées sur un territoire donné. Pour y accéder, deux possibilités :

  • Utiliser la barre de recherche : indiquez l’url locale ou une expression de celle-ci
  • Se rendre sur l’onglet Page, puis cliquer sur l’url visée. À partir de là, un graphique est affiché. En revenant sur l’onglet « Requêtes » et en ajoutant « Positions moyennes », Search Console affiche alors la liste des requêtes sur lesquelles la page se positionne. Il ne reste alors plus qu’à les classer pour identifier celles qui méritent d’être optimisées afin d'obtenir de meilleures performances.

Sur les requêtes de type long traîne, il est vivement recommandé de décomposer l’expression afin d’isoler le pan manquant de la requête cible.

#2. Identifier les patterns via le rapport de couverture

Si certains outils sont plus précis sur ce sujet, ils sont aussi souvent payants. Parfois, le nombre de pages du site ne justifie pas un tel investissement. Dans ce cas, Search Console est un précieux allié. Ainsi, en vous rendant sur le Rapport de couverture, vous accédez au nombre de pages valides pour le GoogleBot, c’est-à-dire découvertes et indexées par le moteur. Google précise notamment si celles-ci sont visibles depuis le sitemap. Seul bémol, seuls un échantillon de 1000 pages est disponible. Toutefois, c’est parfois largement suffisant !

Depuis ce panel, il est, en effet, possible d’identifier les situations redondantes qui posent problème. Pour cela, il faut examiner le rapport dédié aux url exclues ou bloquées, qui met en lumière les pages no index ou en erreur 404. Ensuite, pour compléter l’analyse, il est intéressant d’explorer en complément l’onglet « Erreurs », qui répertorie en 4 catégories, ce qui freine l’indexation. En croisant ces sources, il devient assez évident d’identifier les parties du site qui posent souci et de corriger les erreurs inventoriées.

Attention toutefois, l’astuce ne fonctionne pas de manière optimale avec les sites vieillissants. Dans ce cas, Search Console remonte parfois des pages erreurs erronées. Il faut alors les marquer comme corrigées pour résoudre le problème. Bon à savoir également, les erreurs marquées en jaune ne sont que des avertissements, elles ne doivent donc pas figurer en haut de votre to-do !

#3. Identifier les Core Web Vitals à parfaire

Depuis peu, Search Console publie un nouveau rapport dédié aux fameuses Core Web Vitals. Concrètement, il s’agit ici de vérifier que les pages se chargent vite et bien afin d’assurer une bonne expérience utilisateur. Évidemment, avec la prochaine mise à jour de Page Experience, il faut en tenir compte.

Seulement, vous devez ordonner vos priorités. Si Search Console vous remonte des problèmes de redirections, des pages perdues au fond du web  ou des balises titles bancales, commencez par là ! Affiner vos métriques Core Web Vitals intervient dans un temps deux, lorsque les problèmes de fond sont réglés.

De plus, ce rapport reste assez superficiel. Il pointe les pages à corriger, sans mentionner la cause. Pour en savoir plus, croisez ces données avec celles de Page Speed Insight. Inutile de balayer l’intégralité des pages, concentrez-vous sur celles qui sous-performent.

#4. Balayer de plus larges échantillons à l’aide des propriétés

Comme évoqué plus haut, certaines fonctionnalités sont capées à 1000 requêtes. Il est possible d’élargir cet échantillon en ajoutant des propriétés par répertoire, ce qui démultiplie les panels de 1000 par le nombre de répertoires actifs. Chaque demande d’ajout de propriété est validée par Google. Toutefois, aucune limite n’a été fixée sur le nombre de domaines alors…

Cette astuce peut se révéler très utile notamment pour le SEO international. Ainsi, vous scindez votre analyse par pays et accédez à un volume de requêtes nettement plus important. Vous pouvez également jouer avec les préfixes en multipliant les entrées via les www / http /https, ce y compris si l’url ne reçoit pas de trafic direct. En prime, cela vous aidera à détecter d’éventuelles erreurs liées aux url canoniques.

#5. Exploser les limites de Search Console grâce à l’API

Ultime astuce pour ceux qui souhaitent explorer les tréfonds de Search Console : troquer l’interface contre l’API. Par ce biais, vous récupérez tout ce qui passe par le domaine analysé. Si l’information n’est pas directement exploitable, l’idéal est de la stocker afin de créer vous-même vos propres historiques. Ainsi, d’année en année, vous cumulez une masse d’informations riches d’enseignements, là où Search Console historise sur 16 mois maximum.

Évidemment, cette option nécessite d’en maîtriser la technicité et de savoir quoi faire de toutes ces données. Toutefois, il en manquera toujours une partie ! À l’inverse, cette technique peut vous aider à identifier les efforts de suroptimisation, par exemple. Admettons qu’une même requête soit traitée sur des dizaines de pages, mieux vaut peut-être s’appliquer à concentrer l’effort sur un volume plus restreint, mais plus performant.

Autre alternative, utiliser Data Studio en interfaçage, puisque l’outil lui-même est relié à l’API de Search Console. De même, l’add on Search Analytics pour Google Sheets ouvre un accès à des informations quasiment inaccessibles par d’autres biais, telles que les requêtes tapées vers le site, groupées par page. Attention toutefois, il ne s’agit pas d’un développement Google, il faut donc le manipuler avec précaution !

Vous voilà maintenant prêt à plonger dans Search Console. L’équipe SEO de JVWEB reste disponible pour vous aider à tirer le meilleur parti de toutes ces données collectées. Parlons-en !

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